1e Signe d’Ibrahim: Bénédiction

Ibrahim! Il est aussi connu sous le nom d’Abraham et Abram (PSL). Les trois religions monothéistes, le judaïsme, le christianisme et l’islam, le considèrent comme un modèle à suivre. Aujourd’hui, les arabes et les juifs retracent leurs ancêtres physiques à partir de lui et à travers ses fils, Ismaël et Isaac. Ibrahim a également une position importante dans la lignée des prophètes car ses Signes sont des fondements pour tous les autres prophètes. Donc qu’avait-il, que faisait-il ou même que savait-il qui lui permettait de jouer un tel rôle même parmi les prophètes. La réponse à cette question est si importante que nous allons nous pencher sur le Signe d’Ibrahim (PSL) que l’on trouve dans plusieurs passages. Cliquez ici pour lire le premier signe dans le Coran et la Torah.

Nous voyons dans l’ayat provenant du coran que des « tribus » de peuple devaient être issues d’Ibrahim (PSL). Ces peuples devaient hériter d’un « immense royaume ». Afin d’avoir des « tribus » de peuple, un homme doit avoir au moins un fils et il doit avoir aussi un lieu de vie avant que ces peuples puissent avoir un « immense royaume »

Promesse faite à Ibrahim (PSL)

Le passage que l’on trouve dans la Torah (Genèse 12 :1-7) montre comment Allah allait mettre en place cette double réalisation à savoir « des tribus » d’une part, et « un immense royaume » d’autre part, issus tous deux d’Ibrahim (PSL). Allah lui fait une promesse qui est au fondement des plans divins pour le futur. Voyons ceci en revue de façon détaillée. Nous voyons ce qu’Allah dit à Ibrahim :

La grandeur d’Ibrahim

«Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai ton nom grand et tu seras une source de bénédiction. 3 Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront, et *toutes les familles de la terre seront bénies en toi.» Genèse 12:2-3

Il y a beaucoup de personnes en occident où j’habite maintenant qui se demandent si il y a un Dieu et comment nous pouvons savoir s’il s’est réellement révélé dans la Torah. Une promesse que nous pouvons vérifier en partie nous est faite. La fin de cette révélation indique qu’ Allah a promis directement à Ibrahim (PSL) que « je rendrai ton nom grand ». Nous nous trouvons actuellement au 21ème siècle et le nom d’ Ibrahim/Abraham/Abram est un des noms les plus reconnus globalement dans l’histoire. La promesse s’est réalisée aussi bien de façon littérale qu’historique. La copie la plus ancienne de la torah qui existe aujourd’hui vient des rouleaux de la mer morte datant de 200 à 100 avant JC. (regardez mon article traitant de la question : La Sunnah affirme t-elle ou non que la Torah, le Zabur et l’injill sont inaltérés?). Ceci signifie que cette promesse a été écrite, au moins depuis ce temps là. Pourtant à cette époque, la personne et le nom même d’Ibrahim étaient seulement connus de la minorité juive qui suivait la Torah. Comme nous connaissons la grandeur de ce nom aujourd’hui, nous pouvons voir un accomplissement qui a vu le jour seulement après que les faits aient été écrits, non avant.

Donc, cette partie de la promesse faite à Ibrahim s’est vraiment réalisée, ce qui devrait sembler évident même pour des non-croyants, et ceci nous rend donc encore davantage confiant pour comprendre la partie restante de la promesse d’Allah à Ibrahim. Continuons d’étudier ceci.

Une bénédiction pour nous

A nouveau, nous voyons la promesse d’une « grande nation » issue d’Ibrahim et une « bénédiction » pour Ibrahim. Cependant, il y a aussi un autre point. La bénédiction n’est pas seulement pour Ibrahim car on lit « tous les peuples de la terre seront bénis à travers toi » (càd à travers Ibrahim). Ceci devrait nous faire réagir vous et moi. Puisque vous et moi faisons partis de « tous les peuples de la terre », quels que soient notre religion, notre origine ethnique, où nous habitons, notre statut social, ou quelle que soit la langue que nous parlons. Cette promesse inclut chacun de nous vivant aujourd’hui ! Bien que les différentes religions, les diverses origines ethniques et la diversité des langues divisent souvent les peuples et sont source de conflit, ceci est une promesse qui permet de surmonter ces points qui nous divisent si souvent. Comment ? Quand ? Quel genre de bénédiction ? Ceci n’a pas été clairement révélé mais ce Signe a donné naissance à une promesse qui a du sens pour vous et moi à travers Ibrahim (PSL). Et puisque nous savons qu’une partie de cette promesse s’est réalisée, nous pouvons être confiant que l’autre partie qui s’applique à nous s’accomplira également de façon claire et littérale. Il nous suffit de trouver de la clé qui va nous aider à décoder ceci.

Nous pouvons noter que lorsqu’ Ibrahim a reçu cette promesse, il a obéit à Allah et …

Abram partit conformément à la parole de l’Eternel (v. 4)

Ibrahim de Babyon a Canaan

La Migration de le prophéte Ibrahim (PSL) a Canaan

Combien de temps a duré ce voyage vers la terre promise ? Le plan ici nous montre les étapes de son voyage. Il habitait originellement en Ur (aujourd’hui sud de l’Irak) et il se déplaça vers Haran (nord de l’Irak). Ibrahim (PSL) voyagea ensuite vers ce qui s’appelait Canaan en ce temps là. Vous pouvez voir qu’il s’agissait d’un long voyage. Il a du voyager en chameau, à cheval ou sur un âne et ceci a donc dû lui prendre beaucoup de mois.

Ibrahim a quitté sa famille, sa vie confortable (la Mésopotamie à cette époque était le centre de la civilisation), sa sécurité et tout ce qui lui était familier pour voyager dans un pays qui lui était inconnu. Tout ceci, nous dit la Torah, alors qu’il avait 75 ans!

Les sacrifices d’animaux comme chez les prophètes précédents

La Torah nous dit aussi que lorsqu’Ibrahim (PSL) arriva en sécurité à Canaan et :

construisit là un autel en l’honneur de l’Eternel qui lui était apparu. (v. 7)

Un autel se serait trouvé à l’endroit où il offrit le sang des animaux sacrifiés à Allah, ainsi que Abel et Noé l’avaient fait avant lui. Nous voyons que ceci est une constance dans la façon dont les prophètes louaient Allah.

Ibrahim (PSL) avait tant risqué en voyageant si tard dans sa vie vers ce nouveau pays. Cependant en faisant cela, il se soumit à la promesse d’Allah d’être à la fois béni et aussi d’être une bénédiction pour tous les peuples. C’est pour cela qu’il est si important pour nous.

Cependant, son signe ne s’arrête pas ici. Nous continuerons avec le deuxième signe d’Ibrahim dans notre prochain article.

 

Le Signe de Noé

Nous continuons notre cheminement en ordre chronologique depuis les origines (Adam/Ève et Caïn/Abel). Le prochain prophète significatif dans la Torah est Noé (PSL), qui vécu 1600 ans après Adam. Plusieurs personnes dans l’occident trouvent l’histoire du prophète Noé (PSL) et celle du déluge difficile à croire. Mais le monde est couvert de roches sédimentaires qui sont formées par la déposition de sédiments lors d’une inondation. Nous détenons donc des évidences physiques d’un déluge. Mais quelle été le signe de Noé (PSL) auquel nous devons porter attention? Veillez cliquer ICI pour lire le récit de Noé (PSL) dans le Coran et la Torah.

Manquer vs. Recevoir la miséricorde

Quand je parle à des occidentaux à propos du jugement d’Allah, la réponse que je reçois ressemble souvent à: Je ne suis pas inquiet de son jugement car Il est miséricordieux et je ne pense pas qu’Il va me juger réellement’’. C’est le récit de Noé (PSL) qui me fait remettre en question ce raisonnement. Oui, Allah est miséricordieux, et puisse qu’il ne change pas c’était vrai aussi au temps de Noé (PSL). Malgré cela, le monde entier (sauf Noé et sa famille) fut détruit par son jugement. Où été sa grâce? Elle été dans l’arche! Nous lisons dans le Coran:

‘’Nous (Allah) le sauvâmes dans l’Arche, lui (Noé PSL) et ceux qui étaient avec lui.’’ (al Araf – surah 7:64)

Allah est miséricordieux, par l’entremise de Noé (PSL), Il a préparé une arche qui été disponible à tous. Toute personne aurait put entrer dans l’arche et recevoir miséricorde et sécurité. Le problème fut que les contemporains de Noé (PSL) n’ont pas cru aux paroles qu’ils entendaient. Ils se sont moqués de Noé (PSL) et n’ont portés aucune attention au message du jugement à venir. Si seulement ils auraient entrés dans l’arche pour être épargnés du jugement.

Le passage dans le Coran nous dit aussi qu’un des fils de Noé (PSL) croyait en Allah et à son jugement prochain. Le fait qu’il a essayé de monter sur une montagne démontre qu’il voulait se sauver du jugement d’Allah (donc il avait bien une foi en Allah et en son jugement). Mais, il y avait un problème. Il n’a pas combiné ses croyances avec sa soumission et a donc choisi de se sauver du jugement par ses propres moyens. Mais son père lui dit :

‘’En ce jour nul n’est à l’abri de l’ordre d’Allah, excepté celui qui serait admis en Sa miséricorde.’’

Ce fils avait besoin de la miséricorde d’Allah et non de ses propre effort pour se sauvé du jugement. Ses efforts à monter la montagne furent futiles. Le résultat finale pour lui fut le même que celui qui arriva à ceux qui se moquaient de Noé (PSL) – la mort par les eaux. Si seulement il avait entré dans l’arche pour se sauver du jugement. Ce passage nous montre que de croire en Allah et en son jugement n’est pas suffisant pour s’en sauver. En fait, c’est seulement en se soumettant à la merci d’Allah, plutôt qu’a nos propres idées, que nous pouvons recevoir sa miséricorde. Ceci est le signe de Noé (PSL) pour nous: l’arche. Il s’agit d’un signe public du jugement d’Allah mais aussi de son moyen de miséricorde. Lors de la construction de l’arche à la vue de tous, elle été un signe clair du jugement d’Allah et de son moyen de miséricorde disponible. Cela nous montre que sa miséricorde est seulement atteignable à travers Sa providence qu’Il a établie. Mais pourquoi Noé (PSL) trouva miséricorde aux yeux d’Allah? La torah répète souvent la phrase:

‘’Et Noé fit tout ce que le SEIGNEUR lui commandait.’’

Je trouve que j’ai tendance à faire ce que je comprends, ce que j’aime ou les choses avec lesquelles je suis en accord. Je suis certain que Noé (PSL) a du avoir plusieurs questions dans sa tête concernant l’avertissement d’Allah d’un déluge ainsi que du commandement de construire une grande arche sur la terre ferme. Je penses qu’il a put penser que puisqu’il été un homme bon dans d’autre aspects de sa vie il n’aurait pas besoin de porter attention au commandement sur la construction de l’arche. Mais il fit tout ce qui lui fut commandé – pas seulement ce que son père lui a dit ou uniquement ce qu’il comprenait, été confortable ou même ce qui faisait du sens à ses yeux. Ceci est une grande leçon dont nous devons tirer exemple.

La porte du salut

La torah nous dit aussi qu’une fois que Noé (PSL), sa famille et les animaux furent entré dans l’arche:

‘’Le Seigneur ferma la porte.’’

C’était Allah qui contrôlait et gérait la porte de l’arche et non Noé (PSL). Quand le jugement arriva avec les eaux, aucune personne qui aurait cognée à la porte n’aurait put se la faire ouvrir par Noé (PSL). Allah contrôlait cette porte. Mais il est aussi vrai que pour ceux qui été à l’intérieur il y avait une paix d’esprit car aucun vent ou aucune vague n’aurait put ouvrir la porte que contrôlait Allah. Ils étaient en sécurité derrière la porte de miséricorde d’Allah. Puisque Allah ne change pas, cela s’applique à nous aujourd’hui. Tous les prophètes avertissent qu’il y aura un autre jugement – par le feu cette fois – mais le signe de Noé (PSL) nous assure que le jugement sera accompagné de grâce. Nous devons garder l’œil ouvert pour le moyen de Sa providence (comme l’arche l’a été) à fin de recevoir miséricorde à travers Sa porte.

Les sacrifices des prophètes

La Torah nous dit aussi que Noé (PSL) :

‘’Bâtit un autel pour le Seigneur; il prit de toutes les bêtes pures et de tous les oiseaux purs, et il offrit des sacrifices sur l’autel.’’ (Genèse 8:20)

Ceci suit le modèle d’animaux sacrifiés d’Adam/Ève et de Caïn/Abel et signifie encore une fois que c’est à travers la mort et le sang de l’animal que les prières du prophète Noé (PSL) furent acceptées à Allah. En fait la torah nous dit que c’est après le sacrifice qu’Allah a ‘’béni Noé et ses fils’’ (Genèse 9:1) et qu’Il ‘’fit une alliance avec Noé’’ (Genèse 9:8) de ne plus juger le monde par une inondation. Il semble donc que le sacrifice, la mort et le versage du sang de l’animal par Noé (PSL) étaient crucial dans son adoration à Allah. À quel point est-ce important? Continuons notre cheminement à travers les prophètes de la torah avec Lot/Lut.

 

Le Signe de Qabil et Habil

Dans la leçon précédente, nous avons examiné le signe d’Adam et Ève. Ils ont eu deux fils dont la rencontre s’est faite de façon très violente. Il s’agit du premier meurtre de l’histoire humaine. Mais nous voulons aussi retirer des principes universels de cet événement afin de mieux percer l’énigme de leur signe. Alors poursuivons notre lecture pour en apprendre davantage. (Cliquez ici pour ouvrir les passages dans une autre fenêtre).

Cain & Abel (Qabil et Habil): Deux Fils avec Deux Sacrifices

Dans la Taurat, les deux fils d’Adam et Ève sont nommés Caïn et Abel. Dans le Coran, ils ne sont pas nommés, mais sont connus comme Qabil et Habil dans la tradition islamique.  Les deux ont apporté des sacrifices à Allah, mais seulement le sacrifice d’Abel a été accepté tandis que celui de Caïn fut refusé. Dans sa jalousie Caïn a tué son frère, mais il ne pouvait pas cacher la honte de son crime à Allah. Ce qui importe ici c’est de savoir pourquoi le sacrifice d’Abel a été accepté plutôt que celui de Caïn. Plusieurs y voient une disparité entre les deux frères. Mais une lecture attentive du récit nous amène à croire autrement. La Taurat précise qu’il y avait une différence entre les sacrifices offerts. Caïn apporta des « fruits de la terre » (c.-à-d. fruits et légumes), tandis qu’Abel apporta « des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse ». Cela signifie qu’Abel avait sacrifié un animal, comme un mouton ou une chèvre provenant de son troupeau.

Ici nous voyons un parallèle avec le signe d’Adam. Adam a essayé de couvrir sa honte avec des feuilles, mais il a fallu la peau d’un animal (et donc sa mort) pour fournir une couverture efficace. Les feuilles, les fruits et les légumes ne contiennent pas de sang et par conséquent, ils constituent une tout autre forme de vie que celle des humains et des animaux. À l’instar des feuilles d’Adam, dépourvues de sang, le sacrifice de Caïn, sous forme de fruits et de legumes également dépourvus de sang, n’était pas acceptable. Le sacrifice d’Abel de « parties grasses » signifiait que le sang de cet animal avait été versé et égouttés, tout comme celui de l’animal qui avait, à l’origine, vêtu Adam et Ève.

L’expression suivante que j’ai apprise comme garçon pourrait bien résumer ce signe : « Le chemin qui mène à l’enfer est pavé de bonnes intentions ». Cette expression semble correspondre à Caïn. Il cru en Allah et l’a démontré en venant l’adorer avec un sacrifice. Mais Allah n’a pas accepté son sacrifice rejetant Caïn par le fait même. Mais pourquoi? Caïn était-il de mauvaise foi ? Il n’en est pas question au début du récit. Il se pourrait même qu’il ait eu les meilleures intentions et une bonne attitude. Le signe d’Adam, son père, nous fournit un indice. Quand Allah jugea Adam et Ève, il les rendit mortels. Ainsi, ils ont semé la mort par leur péché. Et par la suite, Allah leur a donné le signe – le vêtement (la peau) de l’animal qui a couvert leur nudité. Mais cela signifiait que l’animal en question devait mourir. Un animal est mort et son sang a été répandu afin de couvrir la honte d’Adam et Ève. Et maintenant, leurs fils apportaient des sacrifices, mais seulement le sacrifice d’Abel (« les premiers-nés de son troupeau et leur graisse ») nécessiterait la mort et le sang du sacrifice. Les « fruits de la terre » ne pouvaient mourir, car ils n’étaient pas « vivants » de la même manière et n’avaient pas de sang à verser.

 Le signe pour nous: l’effusion de sang et de drainage

Allah nous enseigne une leçon ici. Il n’en revient pas à nous de déterminer comment nous approchons Allah. Il établit la norme et nous décidons si nous allons nous soumettre à lui ou non. Et la norme ici, c’est qu’ il doit y avoir un sacrifice qui meurt, verse et répand son sang. Peut-être aimerais-je mieux une toute autre exigence, une qui me permettrait alors de puiser dans mes propres ressources, à savoir, mon temps, mon énergie, mon argent, mes prières ou mon dévouement, mais pas la vie. Mais voilà – un sacrifice de sang – c’est précisément ce qu’ Allah exige. Rien d’autre ne suffit. Il sera intéressant de voir si, chez les signes prophétiques subséquents, cette tendance se maintient, ce qui confirmerait cette interprétation.  On continue avec le signe de Noé.

Le Signe de Adam

Adam et Ève sont uniques dans le sens qu’ils ont été directement créés par Allah et ils vivaient dans le paradis d’Éden. «Adam» signifie «terre» dans la langue originale d’hébreu, pour signifier qu’il a été créé à partir des éléments du sol. Tout le reste de l’humanité est descendu d’Adam et Ève. Parce qu’ils sont les premiers de la race humaine, ils ont un signe important pour nous à apprendre. Je regarde à deux passages parallèles, un dans le Coran qui parlent d’Adam, et celui dans le livre de la Genèse qui est dans la Thora de Moïse (Moussa). (Cliquez ici pour ouvrir ces passages dans une autre fenêtre).

Quand j’ai lu ces passages des Livres Saints, la première observation que j’ai faite était de voir le degré de similitude qu’ont ces comptes. Dans les deux comptes, les caractères sont identiques (Adam, Ève, Shaytan, Allah); l’emplacement est le même dans les deux comptes (au Jardin); dans les deux comptes Shaytan ment à Adam et Ève et les dupe; dans les deux comptes Adam et Ève s’habillent avec des feuilles pour cacher la honte de leur nudité; dans les deux comptes Allah vient ensuite et parle aux autres caractères et prononce le jugement; dans les deux comptes Allah montre ensuite de la miséricorde en leur fournissant des vêtements (de peaux d’animaux) pour couvrir «la honte» de leur nudité. Le Coran dit aux «enfants d’Adam» (ca serait nous! ) que c’est «parmi les signes d’Allah». En d’autres mots, ce n’est pas seulement une leçon d’histoire sur les événements sacrés dans le passé. Cette histoire devrait nous faire prendre note, car il dit explicitement que ce compte est pour nous – et nous devrions alors demandé et découvrir de quelle façon c’est un signe pour nous.

L’avertissement d’Adam

Une observation que l’on devrait prendre très au sérieux est que dans les deux comptes (c.-à-d. le Coran et la Taurat) Adam et Ève n’engagent qu’une transgression de désobéissance avant qu’Allah les juges. Ils n’ont pas, par exemple, dix fautes de désobéissance, avec Allah qui donne neuf avertissements et puis finalement Allah les juges. Allah les a jugés d’un seul acte de désobéissance. La plupart des gens de l’Ouest qui croient en Dieu croient qu’Il va les juger seulement après qu’ils ont commis beaucoup de péchés. Et ils pensent que s’ils ont moins de fautes que la plupart des autres, ou si leurs bonnes actions sont plus nombreuses que leurs actions désobéissantes, ensuite (peut-être) que Dieu ne va pas les juger. L’expérience d’Adam et Ève est un avertissement pour nous que ceci n’est pas le cas. Allah jugera même un seul péché de désobéissance.

Ca fait du sens si on compare la désobéissance à Allah avec enfreindre la loi d’une nation. Au Canada, où je vis, si j’ai brisé une seule loi (par exemple si j’ai triché sur mes impôts) mon pays a des raisons suffisantes pour me juger. Et je ne peux pas plaider que j’ai seulement brisé une loi et que je n’ai pas violé les lois d’assassination, de vol et d’enlèvement. J’ai seulement besoin de briser une loi, et je ferai face au jugement. C’est la même chose avec Allah.

Donc, il y a un signe pour nous ici dans la désobéissance d’Adam et Ève. Et dans leurs actions ultérieures, on voit qu’ils éprouvent de la honte avec leur nudité et qu’ils essaient de s’habiller avec des feuilles pour la couvrir. De même, quand je fais des actes de désobéissance, j’ai honte et je tente de couvrir et de cacher mon action en quelque sorte – pour le cacher aux autres. Adam et Ève font la même chose, mais leurs efforts étaient vains. Allah pouvait voir leur échec et ensuite Il a Agi et Parlé. Voyons ce qu’il a Fait et Dit.

Le Plan d’action d’Allah dans le jugement et la miséricorde

Si on étudi attentivement ce qu’Allah Fait (encore dans les deux comptes), on voit qu’il Fait trois choses:

  1. Allah les rend mortel – ils vont maintenant mourir.
  2. Allah les expulse du jardin. Ils doivent maintenant vivre dans un endroit beaucoup plus difficile sur la Terre.
  3. Allah leur donne des vêtements de peaux.

Ce qui est fascinant à propos de ces trois choses, c’est que chacun d’entre nous, même aujourd’hui, a part dans tous les trois. Tout le monde meurt, personne – ni prophète ou autrement – n’a retourné au jardin, et tout le monde continue de porter des vêtements. En fait, ces trois choses sont tellement «normale» pour tout le monde que nous avons presque manqué de remarquer que ce qu’Allah a fait pour Adam et Ève se fait encore voir par nous à ce jour, des milliers d’années plus tard. C’est comme si les conséquences de ce qui s’est passé ce jour-là continuent de nous affecter aujourd’hui par ces moyens.

Une autre chose à noter ici, est que les vêtements qu’Allah a fourni était une Miséricorde de Lui. Oui, Il les a jugés, mais Il a également fourni de la miséricorde. Allah n’avait pas besoin de fournir ça pour eux. Et Adam et Ève n’ont pas gagnés les habits par des comportements justes qui auraient gagné «mérite» contre leur acte de désobéissance (en fait, leur comportement tout au long dans la Thora et le Coran est loin d’être juste). Adam et Ève ne pouvaient que recevoir la fourniture d’Allah, sans la mériter. Mais quelqu’un a payé pour cela. La Taurat nous dit que le vêtement d’Allah étaient des peaux. Ainsi ils sont venus d’un animal. Jusqu’à ce point il n’y avait pas de mort, mais maintenant un animal (peut-être un mouton ou une chèvre, en tout cas, un animal dont la peau était approprié pour faire une couverture de vêtements) a payé – avec sa vie. Un animal est mort pour qu’Adam et Ève puissent recevoir la miséricorde d’Allah.

Le Coran nous dit ensuite que ce vêtement a couvert leur honte, mais le vêtement qu’ils ont vraiment besoin, c’était la «piété», et que d’une certaine manière le vêtement qu’ils ont (les peaux) est un signe de cette piété, et c’est aussi un signe pour nous. Je cite cela en détail afin que vous puissiez suivre ce que j’ai observé dans le passage.

«Ô enfants d’Adam! Nous avons fait descendre sur vous un vêtement pour cacher vos nudités, ainsi que des parures. – Mais le vêtement de la piété voilà qui est meilleur. – C’est un des signes (de la puissance) d’Allah. Afin qu’ils se rappellent. » [Surat 7:26 (Al Araf)]

Une bonne question pour nous de garder à l’esprit est: comment pouvons-nous obtenir ce vêtement de la piété? Peut-être que les prophètes qui ont venu plus tard nous permettront de connaître la réponse à cette question très importante.

Les Paroles d’Allah dans le jugement et la miséricorde

Mais en continuant sur ce signe – Allah n’a pas seulement fait ces trois choses pour Adam, Ève et nous (leurs enfants), mais il a aussi parlé Sa Parole. Dans les deux comptes, Allah parle d’«hostilité» entre eux, mais dans la Taurat il dit plus précisément que cette «hostilité» se situera entre la femme (Ève) et le serpent (Shaytan/Satan). Cette Parole d’Allah spécifique je répète ici-bas. J’ai inséré avec () les personnes visées. Allah Parle en disant:

«Puisque tu (Satan) as fait cela, tu seras maudit …Je (Allah) mettrai l’hostilité entre toi (Shaytan) et la femme, entre ta descendance (de Shaytan) et sa descendance (de la femme): celle-ci (descendance de la femme) t’écrasera la tête et tu (Shaytan) lui (la descendance de la femme) blesseras le talon.» (Genèse 3:15)

Voilà une énigme – mais compréhensible. En lisant attentivement vous verrez que cinq personnages différents y sont mentionnés ET qu’elle est prophétique car elle porte le regard vers l’avenir (voir l’utilisation répétée des verbes au futur). Les personnages sont donc:

  1. Dieu (ou Allah)
  2. Satan (ou Iblis/Shaytan)
  3. La femme
  4. La descendance de la femme
  5. La descendance de Satan

Et l’énigme décrit comment ces personnages interagiront à l’avenir. La figure ci-dessous l’illustre:

Les personnages et leurs relations dans la Promesse d’Allah faite au Paradis

Les personnages et leurs relations dans la Promesse d’Allah faite au Paradis

Le texte ne dit pas qui est la femme. Vous remarquerez qu’Allah parle d’une «descendance« de Shaytan et une «descendance» de la femme. Bien que ce soit mystérieux, nous savons une chose à propos de cette descendance de la femme. Parce que la «descendance» est considéré comme un «lui», nous savons qu’elle est un être humain mâle. Avec cette connaissance, nous pouvons éliminer certaines significations possibles. En tant que «lui», la progéniture n’est pas une «elle» et ne peut donc pas être une femme – mais «il» vient d’une femme. En tant que «lui» la progéniture n’est pas un «ils» (c’est à dire qu’il n’est pas au pluriel). Ainsi, la descendance en question n’est pas un groupe de personnes qui se réfère à une identité nationale ou un groupe d’une certaine religion. En tant que «lui» la progéniture est une personne. Bien que cela puisse paraître évident, ceci élimine la possibilité que la descendance est une philosophie particulière, un enseignement ou une religion. Donc, la descendance n’est pas (par exemple) le christianisme ou l’islam, car elle serait alors appelé un «il» (comme à l’impersonnel) et elle n’est pas un groupe de personnes comme chez les Juifs ou les Chrétiens ou les Musulmans, car elle serait considéré comme un «ils». Ainsi, même s’il reste le mystère de ce que la «descendance» est, nous avons éliminé de nombreuses possibilités qui pourraient naturellement nous venir à l’esprit.

On voit que cette Parole d’Allah est tourné vers l’avenir (il est sûrement au futur avec «seras», «mettrai», etc.) et donc Allah a un plan avec un résultat spécifique en tête. Cette «descendance» va écraser la tête de Satan (c.-à-d.le détruire), tandis qu’en même temps, Satan «lui blesseras le talon». Le mystère de ce que cela signifie n’est pas précisé davantage à ce stade. Mais nous savons qu’il ya un plan divin qui va se dérouler.

Une autre observation intéressante vient de ce qu’Allah ne dit pas à l’homme (Adam). Il ne promet pas à l’homme une descendance spécifique comme il le promet à la femme. C’est assez extraordinaire compte tenu en particulier l’accent des fils de venir par leurs pères à travers la Taurat, Zabour & Injil ( = al kitab). En fait, au Canada l’une des critiques de ces Livres Saints par des personnes modernes, c’est qu’ils ignorent les lignées qui passent par les femmes.  Si vous regardez les généalogies données dans la Taurat (Genèse 5), Zabur (1 Chroniques 1-5) et l’Injil (Matthieu 1 et Luc 3:23-38), vous verrez qu’ils parlent presqu’exclusivement des fils qui viennent des pères. Mais en ce cas, ce qu’Il promet à Adam, Ève et le serpent, c’est différent – il n’ya pas de promesse d’une descendance (un «il») venant d’un homme. La Taurat dit qu’il y aura une descendance à venir de la femme – sans mentionner un homme.

Parmi tous les êtres humains qui ont existé, seuls deux n’ont jamais eu de père humain. Le premier est Adam, créé directement par Dieu. Le second est Jésus (Isa – PSL) né d’une vierge – donc pas de père humain. Cela correspond à l’observation de la descendance en tant que ‘il’, non pas ‘elle’, ‘ils’ ou une ‘chose’. Si vous lisez l’énigme avec cette perspective tout se met en place. Isa (PSL) est la descendance d’une femme. Mais qui est son adversaire, la descendance de Satan? Bien que le temps nous manque pour le retracer en détail, les Livres parlent d’un ‘Fils de Destruction’, ‘Fils de Satan’ et d’autres titres qui décrivent un dirigeant humain futur qui s’opposera au ‘Christ’ (Masih). Les Livres ultérieurs parlent d’un conflit futur entre cet ‘Anti-Christ’ et le Christ (ou Masih). Mais l’idée à l’état embryonnaire est déjà mentionnée au tout début de l’histoire.

L’apogée de l’histoire, c’est-à-dire l’aboutissement de la bataille commencée il y a bien longtemps entre Satan et Dieu dans le Jardin est donc prévue dès le début – dans le premier Livre. En commençant ici, au début, et en retraçant les Messagers successifs qui ont traversé l’histoire, nous serons avertis afin de mieux comprendre les temps que nous vivons.

Avec ces observations du signe d’Adam et Ève, nous avons appris beaucoup de choses. Tant le Coran et la Taurat nous ont donné beaucoup d’indices. Pourtant, de nombreuses questions demeurent et plusieurs autres ont été soulevées. Mais maintenant, on peut continuer dans la lignée des prophètes pour voir plus de ce qu’ils peuvent nous enseigner. Donc, nous continuons avec leurs fils Qabil et Habil.